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6000 enfants dans les bidonvilles de Mayotte : des solutions existent !

Plus de 6000 enfants vivent dans les bidonvilles de Mayotte, accessoirement les plus grands de France. Il s’agit pour la plupart d’enfants dont les parents ont souvent expulsés vers l’île sœur d’Anjouan, distante de moins de 120 Km, entre les aéroports, et de 70 km entre la mer et les terres des deux Iles sœurs.

 

L’Ile de Mayotte est considérée comme étant le 101ième « département » par la France, mais est également territoire comorien conformément aux résolutions de l’UN.

Ainsi, l’exécutif français feint de ne pas comprendre que le problème de Mayotte est plus complexe qu’il n’y paraît. Car dans le fond, c’est une situation dont les leaders des partis politiques, de gauche comme de droite (en France), ne veulent sortir et dans laquelle ils se complaisent, outre les raisons géostratégiques et énergétiques. Il faut aussi rappeler que le tristement célébré « Visa Balladur » imposé par la France aux Comores a fait plus de 17 000 Morts.

 

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Dans ce contexte dramatique d’expulsions , on en vient à croire que les leaders politiques français sont fort mal conseillés. Sans doute voient-ils là une belle occasion de déstabiliser le nouveau gouvernement comorien, ce qui est pourtant suicidaire pour tout le monde. Maintenir Mayotte dans ce statut-quo régional, tel un réservoir de voix, avec de récurrents conflits post-électoraux artificiels à relent anti-comorien, relève, selon moi, de tactiques politiciennes d’un autre âge, avec des omissions voulues pour faire diversion, Mayotte étant par ailleurs un « déversoir » à subvention de l’État français ainsi que de l’Europe. Des subventions qui s’évaporent souvent dans la nature (au profit d’associations partisanes bien introduites ou de partis politiques en place).

Les leaders politiques français et leurs élus omettent sciemment de tenir compte du fait que Mayotte est distante de moins de 120 Km d’Anjouan, soit à plus de 8000 km de Paris. Il est donc obsolète de penser que Paris a la capacité de gérer tout ce qui se passe dans l’Océan Indien sans une approche régionale, voire internationale :

– Une approche régionale qui ferait intervenir les parlementaires français et comoriens dans le but de renforcer les cadres institutionnels et économiques.

– Une approche internationale, vu l’importance de la stabilité de cette région au niveau géostratégique mais surtout pour le développement régional. Des données qui nécessitent que les institutions internationales (EU, UA, UN, etc.) soient saisies au plus vite quant au sort réservé aux ressortissants des autres Iles « installés » à Mayotte, bouc-émissaires d’une situation géopolitique et géostratégique qui les dépassent.

 

Dans cette crise, la France par sa gestion conflictuelle, néocoloniale, partisane et non fédératrice au niveau régional, montre au monde entier qu’elle est dépassée par ses propres erreurs, précisément en ce qui concerne le non respect du droit international.

 

Baroini A.

Centre d’intérêt: l’entrepreneuriat, les technologies et les sujets de société en lien direct avec tout ce qui peut promouvoir le continent africain.