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Avec WikiAfrica, l’Afrique réécrit son histoire sur le web

par Elhadji

10 mai 2021

Lassé de voir peu d’articles concernant l’Afrique sur Wikipédia, Adama Sanneh, mêtis sénégalo-italien, a fondé la plateforme WikiAfrica Education en 2018. Une initiative réunissant une centaine de citoyens africains et de sa diaspora. Son but : produire et diffuser des connaissances sur l’Afrique, et ce depuis le continent même.

Avec ses 7 milliards de visites par mois, Wikipédia est l’une des plateformes les plus visitées au monde. Elle est pourtant peu représentée sur la plateforme malgré son accessibilité. Alors qu’il voulait connaître l’histoire de son continent, Adama Sanneh dit avoir eu le « sentiment étrange » d’être « du mauvais côté de l’histoire ». Il lui est donc apparu évident que la mise en avant de l’histoire africaine devait passer par la création de nouvelles pages dédiées à l’histoire de ce continent sur le site.

Transmission via langues locales

Pourtant en Afrique, la plateforme Wikipédia est encore largement sous-estimé, « Il y a plus d’informations sur la ville de Paris que sur tout le continent africain sur Wikipédia », déplore Adama Sanneh. De plus, dans de nombreuses régions du continent, la transmission culturelle et historique s’est principalement faite par la parole. La création de ce projet permet ainsi d’éviter la disparition de récits historiques dans des langues locales non reconnues à l’échelle internationale.

L’histoire par les concernés

Pour lancer au mieux WikiAfrica, un évènement a notamment été organisé à Johannesbourg en 2019. Comme le raconte le site Daily Geek Show, plusieurs jeunes volontaire équipés de leurs ordinateurs, livres et surtout de leurs connaissances ont été mobilisé pour raconter diverses histoires sur l’Afrique. Face à eux, des spécialistes, militants et chercheurs ont été chargé de leur raconter diverses histoires sur l’Afrique.

Des Sud-Africains emblématiques tels que le juge Edwin Cameron et l’avocat Dumisa Ntsebeza étaient sur place pour partager leurs connaissances de première main sur la constitution et l’histoire de l’Afrique du Sud avec les participants. Puis, armés de ces connaissances, les jeunes ont formé des groupes de travail pour créer et développer des entrées Wikipédia sur les protagonistes de la démocratie de leur pays”, rapporte l’organisation Reasons to be Cheerful

https://youtu.be/eb85fv2h0TM

Sources : Fondation Moleskine, Le Journal de l’afrique