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BLACK WALL STREET : La véritable histoire

La meilleure description que l’on puisse faire du Black Wall Street, ou Little Africa comme on l’appelait aussi, c’est de le comparer à un mini Beverly Hills. Situé à Tulsa (Oklahoma), dans le quartier de Greenwood, Black Wall Street était la porte d’or de la communauté noire au début des années 1900, et il s’avère que les Afro-américains y possédaient de fructueuses infrastructures. C’était ça, Black Wall Street !

 

Le dollar y circulait entre 36 et 100 fois, et cette monnaie prenait parfois un an pour quitter la communauté alors que de nos jours, un dollar quitte la communauté noire en 15 minutes.

Concernant les ressources, il y avait des docteurs en philosophie résidant dans « la Petite Afrique », des avocats et des médecins noirs. Un médecin nommé Dr Berry possédait d’ailleurs le réseau de bus. Son revenu moyen était de 500 $ par jour, une somme importante à l’époque (1910).

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Les médecins possédaient des écoles de médecine. Il y avait également des boutiques de prêteurs sur gages partout, des maisons closes, des bijouteries, 21 églises, 21 restaurants et deux salles de cinéma. Il fut un temps où tout l’État de l’Oklahoma avait, non seulement deux aéroports, mais aussi six afro-américains qui possédaient leurs propres avions. C’était une communauté prospère et fascinante.

LA CHUTE DE TULSA : le massacre de la communauté prospère de Greenwood

C’était le 1er Juin 1921, quand « Black Wall Street », nom donné dignement à l’une des communautés noires les plus riches d’Amérique, a été bombardé et brûlé par une foule de blancs envieux. En moins de 12 heures, un quartier d’affaires de 36 Noirs, autrefois prospère dans le nord de Tulsa, se trouva détruit, et un mouvement économique majeur afro-américain retentissant désamorcé !

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Le carnage, ayant eu lieu cette nuit, laissa quelques 3.000 Afro-américains morts et plus de 600 entreprises perdues. Parmi celles-ci comptaient 21 églises, 21 restaurants, 30 épiceries et deux salles de cinéma, ainsi qu’un hôpital, une banque, un bureau de poste, les bibliothèques, les écoles, les cabinets d’avocats, une demi-douzaine d’avions privés ainsi que des bus.

Comme on pouvait s’y attendre, l’instigateur de ce crime n’était autre que le tristement célèbre Ku Klux Klan, travaillant en collaboration avec les fonctionnaires municipaux, et de nombreux autres sympathisants.

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