/MES ÉTOILES NOIRES de Lilian Thuram

MES ÉTOILES NOIRES de Lilian Thuram

Lilian Thuram, né en Guadeloupe le 1er janvier 1972, est un ex-joueur de football de renommée internationale qui a créé la « Fondation Lilian Thuram, éducation contre le racisme » en 2008 et est l’auteur du livre « MES ÉTOILES NOIRES, de Lucy à Barack Obama », paru en 2010 aux éditions Philippe Rey, en collaboration avec Bernard Fillaire.

Tout comme notre slogan ByUs, L. Thuram a décidé de « rendre visible l’invisible » en mettant la lumière sur ses étoiles noires, ses « modèles pour se construire, bâtir son estime de soi, changer son imaginaire, casser les préjugés qu’il projette sur lui-même et sur les autres. » (quatrième de couverture)

Pourquoi ce choix? Tout simplement parce que « l’Homme, petit ou grand, a besoin d’étoiles pour se repérer » (quatrième de couverture) et surtout, d’étoiles auxquelles il peut s’identifier. Dès l’introduction, il raconte d’ailleurs son expérience de jeune écolier noir qui a découvert son Histoire par l’esclavage, expérience partagée par un grand nombre de jeunes afro-carribéens, et qu’il aimerait voir changer notamment avec cet ouvrage sur les grandes figures emblématiques de sa communauté.

LivreThuramÀ travers les 46 chapitres du livre, L. Thuram nous retrace l’Histoire de 42 étoiles noires d’Egypte, d’Afrique, des Caraïbes, des Etats-Unis mais aussi de Grèce ou encore de Russie. Il aborde, en outre, le thème des chasseurs du Manden (Pays Mandingue), le bataillon de tirailleurs sénégalais et « le génie des découvreurs » avec une « liste non exhaustive de scientifiques, inventeurs et chercheurs noirs. » (p. 223)

L. Thuram termine cet ouvrage avec une carte du monde retravaillée par « le géographe australien Stuart McArthur, en 1978 » et « l’Allemand Arno Peters, en 1974, qui ont choisi de respecter les surfaces réelles de chaque continent. » Ainsi, le lecteur remarque « que l’Afrique, avec ses 30 millions de kilomètres carrés, est 2 fois plus grande que la Russie qui compte 17,1 millions de kilomètres carrés. Pourtant, sur les cartes traditionnelles, c’est le contraire… »

De plus, il nous rappelle que « placer l’Europe en haut est une astuce psychologique inventée par ceux qui croient être en haut, pour qu’à leur tour les autres pensent être en bas. » (p. 375) Puis il conclut de la manière suivante :

« Rien n’est neutre en termes de représentation. Lorsque le Sud finira de se voir en bas, ce sera la fin des idées reçues. Tout n’est qu’une question d’habitude. » (p. 375)