/Wupisi : La gastronomie comorienne 2.0 à la conquête de l’hexagone

Wupisi : La gastronomie comorienne 2.0 à la conquête de l’hexagone

Démocratiser les gastronomies du monde via des services et livraisons optimisés, c’est ce qu’ambitionne de réaliser le concept Wupisi, nouveau venu de l’art culinaire 2.0. L’entreprise veut s’imposer en tant qu’acteur clé sur l’Ile-de-France avant de conquérir toute l’hexagone. Un challenge que son fondateur Ghalil, rencontré par BY US MEDIA, souhaite relever pour faire (re)découvrir les saveurs venues d’Afrique et plus particulièrement, celles d’un pays de l’Océan Indien : Les Comores. Un projet novateur qui nous a poussés à vous dévoiler la recette de cette marque plus que prometteuse… Bonne dégustation !

Galill, fondateur de la marque Wupisi

Bonjour GHALIL, pouvez-vous présenter et nous dire quelles ont été vos motivations pour créer Wupisi ?

Wupisi est née du besoin d’un célibataire comorien de pouvoir manger des plats de chez lui quand il le souhaite. Ce n’est pas facile quand on est seul en France, de manger les plats de chez nous. Surtout quand maman n’est pas à côté. On est obligé de demander à nos sœurs, nos cousines, ou encore à nos amies. On se retrouve rapidement dépendant de leurs disponibilités, de leur serviabilité. Wupisi se veut être une solution à cela.

Que signifie Wupisi ? Le choix gastronomique de Wupisi s’oriente vers celui des Comores ? Si tel est le cas, pourquoi ce choix ?

Wupisi signifie faire à manger en comorien. Malgré une forte présence de la diaspora comorienne en France, sa culture et sa gastronomie sont méconnues du grand public. C’est une lacune que nous avons voulu combler en offrant la possibilité au plus grand nombre de découvrir cet univers culinaire que je considère, à titre personnel, comme l’un des plus riches au monde.

Quels plats typiquement comorien comptez-vous faire découvrir à vos clients ?

Si je devais parler d’un plat typiquement comorien, je dirais le « NDROVI YA NAZI ». La banane verte au coco qui est cuisinée quasiment toutes les semaines dans toutes les maisons de nos îles. La cuisine comorienne, à l’image de son histoire, est une cuisine métissée. Notre archipel, de part sa position stratégique, carrefour entre l’Afrique l’Est et l’Asie, a vu passer de nombreux peuples : les Indiens, les Arabes mais également les Français. Autant de populations dont les cultures, mélangées à nos origines Bantous, ont créé cette cuisine à la saveur si particulière.

NDROVI YA NAZI (Banane verte au coco)


En quoi vos services diffèrent-ils de ceux de concurrents déjà nombreux ? (Livraison, commande, etc…)

Nous faisons la différence sur des points que nous estimons fondamentaux.
Le premier est la dimension sociale de notre entreprise : nous désirons créer du boulot pour les mamans qui ont une compétence, et qui aujourd’hui, restent confinées à la maison. Le second est l’éco-responsabilité : depuis l’achat de nos produits jusqu’aux contenants, en majorité recyclables. Et surtout, Wupisi c’est du vrai FAIT-MAISON ! Tout est préparé, aucun produit surgelé. En outre, je pense que c’est important pour que les aliments gardent leurs saveurs.


Votre zone de livraison est aujourd’hui en l’Ile-de-France. Comment garantissez-vous la livraison et prévoyez-vous un déploiement sur d’autres régions en France ?

Je vais vous raconter une petite histoire : durant la première année, nous avons livré en transports en commun. Ce qui était très compliqué, mais aussi très bénéfique car ça a permis de tester beaucoup de choses. Livrer en hiver en RER puis en bus nous a offert des moments mémorables (rire). Mais aujourd’hui, nous livrons avec un véhicule, ce qui nous permet de couvrir une plus grande zone dans un laps de temps plus court. La livraison va devenir un véritable enjeux en 2019. Nos prévisions de commandes journalières pour l’an prochain sont très ambitieuses et devront s’accompagner d’une solution de livraison extrêmement robuste. Et à votre seconde question, oui, nous prévoyons un déploiement, mais ce n’est pas encore dans les tuyaux, parce que l’île-de-France offre de belles opportunités encore inexploitées.

Livraison dans les entreprises par la marque Wupisi.


La cuisine africaine étant riche et très variée, pensez-vous étendre votre offre gastronomique ?

À ce jour, on se focalise sur notre savoir-faire. Je pense que la richesse culinaire comorienne mérite toute notre attention et un travail de fourmi pour faire découvrir celle-ci au plus grand nombre. On souhaite dans un premier temps «démocratiser» notre gastronomie. Nous verrons ensuite.

Wupisi c’est aussi le partage et l’échange. À ce titre vous utilisez énormément les réseaux sociaux pour vous faire connaitre. L’entreprise Wupisi a-t-elle pour ambition de révolutionner la gastronomie 2.0 africaine telle qu’on la connait actuellement ?

En effet, nous sommes beaucoup sur les réseaux, notamment sur Instagram et Facebook. Nous essayons d’en faire notre mode de communication phare. Notre plateforme est assez complète et simple d’utilisation, mais on ne peut pas dire que l’on veuille révolutionner la gastronomie africaine 2.0.

Ceci étant, nous souhaitons que notre offre de service puisse être à « bout de clic ». La majorité de nos concurrents (restauration africaine) demandent d’utiliser le téléphone pour commander, ou encore de se déplacer pour aller manger ou récupérer sa commande. Avec Wupisi, tout se passe avec le pouce. On a envie que cela soit accessible. Voilà pourquoi nous avons créé l’application Wupisi qui est aujourd’hui sur Android, toujours dans cet esprit de proximité avec nos clients.

Relever les défis, semble être votre trait de caractère Ghalil. Quels sont les principaux défis à relever pour Wupisi ?

Les défis de Wupisi sont nombreux, mais deux d’entre eux sont structurants. Le premier est financier, parce qu’on sait que on ne pourra pas se développer comme on le prévoit, sans argent et sans investisseur. Il faut donc qu’on trouve des solutions. Le second, qui se télescope avec le premier, et dont nous avons déjà un peu parler précédemment, c’est la livraison. Parce que demain, si nous grandissons, il faudra être capable de livrer 30, 50 ou 100 points différents, sur la même tranche horaire, dans les 5 départements. Et c’est un très beau challenge. on y réfléchit déjà.


« Nous sommes à l’ère du numérique, il y a des solutions alternatives auxquelles nous allons devoir réfléchir et nous faire accompagner pour répondre à ces deux points qui sont essentielles pour le développement de notre business. »


Quels sont les objectifs primordiaux que vous vous fixez sur les prochaines années ?

Nos objectifs primordiaux sont d’arriver à grossir notre base client, à les fidéliser et à nous améliorer encore et encore, pour que l’Île-de-France soit satisfaite, à la fois de la gastronomie elle-même, mais également du service offert par Wupisi.

Afin d’atteindre ces objectifs est-ce que Wupisi recherche des investisseurs ou des partenaires ? Si oui, qu’attendez-vous d’eux ?

Oui, nous pensons solliciter des investisseurs et des partenaires. C’est un des enjeux de l’année à venir. Poser des bases pour rassurer les investisseurs ainsi que nos futurs partenaires.
On attend d’eux de l’accompagnement à la fois technique et bien sûr, économique. Et surtout, dans la mesure où l’on ne fait jamais rien de grand tout seul : qu’on nous ouvre des carnets d’adresses. Nous espérons d’ailleurs que vous serez un bon relais (rire). Livrer 500 points par jour, ce qui est notre ambition pour demain, nécessite de travailler différemment. Et nous aurons besoin de gens dont les compétences vont au-delà de ce que nous faisons aujourd’hui.


Le 25 Janvier, vous allez faire une présentation de Wusipi. Les lecteurs de ByUs peuvent-ils avoir une petite idée des annonces que vous allez faire ?

Le 25 janvier ça va être pour la majorité des gens, le lancement officiel de Wupisi. Nous allons présenter notre concept et l’équipe qui se cache derrière, la nouvelle plate-forme, l’application Wupisi, et surtout, remercier quelques-uns de nos clients les plus fidèles. Parce que nous sommes très proches d’eux et nous essayons toujours d’être avec eux. C’est notre façon de travailler : répondre à leurs interrogations, répondre à leurs demandes et nous appuyer sur eux pour nous améliorer.

Pour finir, quel conseil donneriez vous à la jeune génération qui souhaite entreprendre de manière générale ?

C’est compliqué de donner des conseils parce que je considère n’être encore arrivé nulle part pour me permettre d’en donner. Mais ma philosophie c’est celle-ci : lorsque le possible échec d’une entreprise, quelle qu’elle soit, te ramène à ton point de départ, ce n’est pas un risque.
Il faut se donner le droit d’échouer, parce que l’échec n’est pas un problème, c’est ne pas apprendre de cet échec qui en est un. Et enfin, je dirais, que ce qui me guide c’est ma soif de liberté. Entreprendre, c’est la liberté ! Une liberté dure à acquérir, mais la plus belle des libertés.