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Coupe du monde 2022 : suspension de plusieurs stades africains

par Mamadou

11 mai 2021

La Confédération Africaine de Foot Ball (CAF) a publié la liste des stades homologués pour la qualification à la Coupe du Monde 2022 qui se tiendra au Qatar. Sur les 56 stades scrutés, 21 ne répondent pas aux normes exigées pour abriter la qualification à la coupe du monde. Parmi eux, le stade du Sénégal pourtant vice champion d’Afrique et première équipe africaine, au classement de la FIFA.

Les stades abritant les compétitions internationales, dont la qualification à la Coupe du Monde ou celle de la Coupe d’Afrique des Nations, doivent répondre aux normes exigées par la CAF et de la FIFA dont :

  • La capacité d’accueillir au moins 10.000 personnes avec des sièges numérotés
  • Un accès et des places pour les personnes à mobilité réduite
  • Un système de drainage et d’éclairage, indispensable pour la rediffusion des matchs en direct
  • Une table de massage, un tableau tactile, de l’eau chaude et froide et une bonne ventilation ou climatisation
Le stade Lat Dior du sénégal non homologué pour la qualification à la coupe du monde

Plusieurs stades ne répondraient pas aux normes internationales imposées par la CAF et la FIFA. Parmi les pays suspendus, on retrouve le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, le Burundi, la Gambie, la Centrafrique, le Tchad, le Liberia, le Niger, et la Sierra Leone. Ces pays doivent jouer leurs deux prochains matchs de qualification à domicile dans un stade d’un autre pays, ce qui portera forcément préjudice à leur équipe, surtout quand on sait l’intérêt de jouer à domicile, à savoir le soutien des supporters, (bien que les matchs se jouent actuellement à huis clos en raison des restrictions sanitaires liées à la Covid-19), et la connaissance parfaite du terrain.

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La suspension du Sénégal est particulièrement surprenante. En effet, cette très grande nation de football est actuellement première équipe africaine, 22 ème au classement FIFA, et surtout vice champion d’Afrique. Le Sénégal qui envisageait de co-organiser la Coupe d’Afrique des Nations 2025 avec la Guinée, se retrouve donc dans l’impossibilité d’abriter un match de football, que ça soit au niveau africain ou mondial.

Le stade de Léopold Sédar Senghor qui présente des alentours insalubres n’a pas aussi été homologué par la CAF

Le president de la fédération sénégalaise de football avait pourtant tenu un discours rassurant, en mettant en avant le travail déployé pour répondre aux exigences de la CAF : “aujourd’hui, on a quelques difficultés avec la CAF, parce qu’il y a des exigences à remplir pour pouvoir bénéficier de l’homologation définitive. Et nous sommes en train de travailler d’arrache-pied, non seulement, pour équiper toutes les tribunes en siège avec dossier, mais aussi reprendre les vestiaires, mettre des toilettes au niveau des tribunes découvertes et virage parce qu’il n’y en avait pas. Et à ce niveau, travailler à avoir un gazon de qualité“. C’est manifestement peine perdue puisque la sanction est sans équivoque. Les normes n’ayant pas été respectées par le Sénégal, ce dernier sera obligé de jouer leurs deux prochains matchs de qualification à la Coupe du Monde dans un autre pays.

Face à toutes ces difficultés pour avoir des infrastructures pouvant abriter des matchs de qualification sur le continent, les pays de l’Afrique sub-saharienne, hormis l’Afrique du sud, seront-ils un jour en mesure d’organiser une Coupe du Monde de football ? Espérons-le car, s’il n’est pas évident de déterminer efficacement les impacts économiques d’une Coupe du Monde, le fait de l’organiser permet d’améliorer la visibilité médiatique avec des retombées économiques touristiques, entre autres.