/L’Europe et L’OMS interdisent l’Artemisia, la plante qui soigne le paludisme et la malaria
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L’Europe et L’OMS interdisent l’Artemisia, la plante qui soigne le paludisme et la malaria

Selon l’OMS, « Près de la moitié de la population mondiale est exposée au risque de paludisme. La maladie a entraîné 445 000 décès en 2016 : 90 % des cas sont survenus en Afrique. En 2016, 216 millions de personnes ont contracté la maladie dans le monde, soit 5 millions de plus qu’en 2015.

 

Des chercheurs ont révélé qu’une simple tisane d’Artemisia peut prévenir et soigner le paludisme. Utilisée depuis deux millénaires en Chine, elle contient un principe actif, l’artémisinine, dont l’identification a valu le prix Nobel de médecine à la Chinoise Tu Youyou en 2015. Désormais les ACT (Artemisinin-based Combination Therapy), combinaisons thérapeutiques à base d’artemisinine, sont considérées comme les médicaments les plus efficaces. Mais cette plante est pourtant déconseillée par l’OMS et interdite en France et Belgique.

Pour contrer cette maladie parasitaire véhiculée par les moustiques, un réseau associatif de chercheurs africains et américains, “La Maison de l’artemisia”, plaide pour la culture de l’Artemisia. Cette plante serait plus efficace que les traitements prescrits par les groupes pharmaceutiques. Les études sont préliminaires et ce recours à une médecine traditionnelle se heurte malheureusement à la défiance.

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L’Artemisia constitue la base de traitement du paludisme et de la malaria. L’industrie pharmaceutique produit ainsi des médicaments en synthétisant l’artémisinine issue de cette plante. Selon certains grands groupes pharmaceutiques, la consommation d’armoise dans la prévention et le traitement du paludisme échappe à tout contrôle sanitaire.

Médecine moderne VS Médecine traditionnelle

Le cas de Artemisia met en lumière l’éternelle bataille entre la médecine moderne et la médecine traditionnelle. D’où viennent ces résistances à utiliser une plante pour soigner, une plante dont l’efficacité est démontrée? Les médicaments, surtout ceux utilisés pour soigner des maladies potentiellement mortelles, font l’objet de soigneuses évaluations. N’importe qui ne peut pas soigner n’importe comment. Il convient donc de présenter des études solides, suivant une méthodologie indiscutable.

Seulement, les chercheurs qui ne sont pas financés par des grands groupes pharmaceutiques ou des États, n’ont pas la possibilité de mener à terme les études d’évaluation. le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, a investi 2,7 milliards de dollars dans la lutte contre le paludisme. Les trois quarts ont été versés en Afrique. Ainsi, l’OMS et ses partenaires estiment qu’en 2020, il faudrait avoir atteint une somme totale de 6,5 milliards de dollars pour réduire de 40 % l’incidence du paludisme et sa mortalité.

 

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Aime regarder le monde sous un autre angle et constater que l’univers est un vaste terrain de jeu. “Les hommes doués intellectuellement savent qu'il n'y a pas de différence nette entre le réel et l'irréel, que les choses ne nous apparaissent qu'à travers la délicate synthèse physique et mentale qui s'opère subjectivement en chacun de nous.”HPL